Anaëlle Lopez, jeune et déterminée !

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Du haut de ses 18 ans, Anaëlle remportait samedi 2 avril dernier, la première place du podium de Miss Bikini open de la compétition IFBB. A une semaine de cette victoire, cette jeune Miss Bikini se livre à nous.

Il me semble que tu vas toujours à l’école : où ? quelles études suis-tu ? Pour quelles perspectives professionnelles ?

Je suis actuellement en 1ère année de BTS Commerce international à la CCISM. Après la fin de mon BTS, j’ai pour projet de changer de voie. Partir sur la métropole et entreprendre une licence en diététique et nutrition sportive.

Tu as 18 ans et déjà deux compétitions de Miss Bikini avec un podium et une victoire à ton actif. C’est un parcours particulier pour une jeune femme de ton âge. Qu’est ce qui t’a donné envie de participer ?

Lorsque j’ai commencé la salle, je n’avais pas déjà en tête de faire une compétition. J’ai pris le temps de me construire et de me fonder des bases solides. Un an après, j’ai assisté à une compétition IFBB. Les athlètes étaient élégantes, elles avaient un corps galbé et tonique, tout en gardant leur féminité. Mais surtout et ce dont les gens ne se rendent pas compte, c’est qu’elles sont sur scène, après une préparation qui demande sacrifices, volonté et rigueur ! C’était pour moi beau tant sur le plan physique mais aussi admirable quant aux valeurs véhiculées. J’ai pris goût à la scène et à l’aventure que représente une prépa, malgré la difficulté.

Parle nous de ta préparation pour cette compétition : sur le plan entraînement et sur le plan alimentaire.

Exceptionnellement pour cette compet, j’ai voulu me débrouiller seule au maximum. Bien sûr, n’ayant pas encore le savoir et les connaissances nécessaires dans ce vaste domaine qu’est le bodybuilding et la nutrition, j’ai pris contact avec une coach aux Etats-Unis pour un programme d’entrainements et d’alimentation pour les 7 semaines précédant le jour-j. J’avais les outils et je voulais être la seule à décider d’en faire bon usage ou non ! Je m’entrainais seule, je mettais tout mon cœur et tout ce que j’avais dans chaque rep. C’est la raison de mon choix de l’avoir fait seule, cela me prend tellement de temps et d’investissement,  que je voulais savoir si j’aimais vraiment ce que je faisais. Malgré les nerfs qui tiraient, la stagnation et le rendu final qui aurait pu être amélioré, (sachant que j’ai complètement voilé le soir même de la compet, dû à un mauvais rebond) je suis quand même fière de moi, car je sais que tout ce que j’ai réussi à faire, je le dois à moi-même. Mais maintenant que je sais que je peux tenir seule, mes prépa seront suivies pour garantir les meilleurs résultats possibles.

« Le plus difficile, ce n’est pas de s’entraîner mais la diète ». Comment continuer quand les restrictions alimentaires semblent pourtant tellement … restrictives?

Pour moi, il n’y a pas de 70% de diète et 30% d’entrainement. C’est 100% de diète, 100% d’entrainement et 100% de passion ! Il est vrai que les restrictions alimentaires sont dures à gérer, même si elles viennent progressivement. La fatigue se ressent tout au long de la journée et aux entrainements, les changements d’humeurs apparaissent, on commence à être négatif et à douter de soi… Pour ma part, je bois beaucoup d’eau durant la journée, ainsi que du thé vert pour limiter la sensation de faim. Et puis après le reste se fait dans la tête, jusqu’où tu es prêt à aller pour atteindre ton objectif ? Ce n’est pas facile, si ça l’était tout le monde le ferait. Mais il faut juste croire justement que tu n’es pas comme les autres et que tu peux faire la différence !

Tu es tombée malade juste après la compétition. Malgré ta préparation tu me dis aujourd’hui « La salle me manque j’ai hâte d’y retourner » seulement après une semaine off… Pourquoi tant d’engouement pour la musculation ?

Oui, j’ai malheureusement eu la mauvaise expérience d’une combinaison de changement alimentaire brusque et grippe. Juste après la soirée, j’ai mangé une pizza que j’ai finie par vomir. Durant mes préparations, je fais de mon mieux pour avoir des aliments de haute qualité, privilégiant tous les produits naturels et biologiques. Mon corps a donc fini par s’habituer à une bonne alimentation et hygiène de vie et je me rends compte que je ne peux désormais plus lui donner n’importe quoi ! Ce qui m’a forcée à me reposer pendant 1 semaine. A chaque fois je me dis qu’après la compet, je vais prendre le temps pour faire un break, mais je n’y arrive pas. Je n’ai qu’une chose en tête : retourner à la salle pour progresser. Et j’ai d’autant plus hâte de retrouver toute mon énergie pour battre mes records et retrouver ces sensations de souffrance !

L’entourage, c’est important pour réussir. Comment le tien t’aide t-il ?

Je n’ai pas jamais eu l’habitude d’être soutenue et encouragée dans ce que je fais, j’ai toujours pris sur moi et fais de mon côté. A chaque fois que quelqu’un me félicite, je suis toujours gênée, mais ça me touche. Depuis que je me suis lancée dans l’aventure de la compétition, j’ai eu la chance d’être bien entourée. Durant les 2 compétitions que j’ai faites, j’ai toujours eu le soutien inégalé de Red Zone et de quelques amis qui se comptent sur les doigts d’une main. Et je ne les remercierai jamais assez pour leur présence et leur soutien.

Une compétition locale avant l’Australie ?

Mon objectif principal est l’Arnold Classic Australia de 2017. Cependant, j’ai bien envie de participer à la IFBB Tahiti Nui Cup 2016 en Novembre. Je veux défendre mon titre à tout prix, et que si quelqu’un veut ma place, qu’elle vienne la chercher car je ne vais jamais abandonner et je serai là pour me battre jusqu’au bout !

Comment envisages-tu ta préparation ? changeras-tu de programme ?

Je vais complètement passer à un autre niveau pour l’Australie. Je vais mettre l’accent sur mes points faibles, tout en entretenant mes points forts. Je n’ai qu’une chance pour pouvoir faire la différence et je ne veux pas la laisser passer. Tout mon programme va être revu, tant sur les entrainements que sur la nutrition. Mais toujours en privilégiant la santé et le healthy. Je veux être la preuve vivante qu’une Miss bikini n’a pas besoin de prendre des millions de produits pour briller. Rien de tel que le dur travail et la patience !

Un conseil aux jeunes femmes qui souhaiteraient s’y mettre ?

Une chose à ne jamais oublier : croire en soi, croire en ses rêves. Même si le chemin est long, solitaire… au bout du compte ce n’est qu’un combat contre la personne que tu vois dans le miroir. Ne laisse jamais quelqu’un t’éloigner de tes rêves… car c’est aussi le but d’une vie. Le fait de croire en soi et en ce que tu es capable de faire te rendra imparable.

Autant de détermination à cet âge ne pourra, on le sait, qu’amener cette jeune athlète aussi loin qu’elle le décidera.

RR

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